Tatooine renifle la boîte

[Review] Chronique de Xenoblade

A l’heure actuelle, je suis en train de me la couler douce (et fraîche) en Bretagne. Si tu n’as pas la chance d’être en vacances, voici donc une saine lecture pour te changer les idées.

Oui, oui, je sais, ce jeu est sorti il y a quelques mois déjà. Mais puisqu’il figure parmi mes favoris de toute mon expérience vidéo-ludique, j’ai eu envie de t’en parler et de te dire pourquoi je l’ai aimé au point de l’acheter deux fois (version Wii et New 3DS, donc).

J’ai nommé … Xenoblade Chronicles !

Yeah, Reyn time !

Jouabilité

Les combats

Ces derniers se déroulent en temps réel, sans temps de chargement. La plupart du temps, tu peux choisir à quels monstres tu vas t’attaquer, mais il se peut qu’un gros bouzin high level te repère et te prenne pour cible. Dans ce cas, tu peux prendre tes jambes à ton cou la plupart du temps.

La mort n’est pas punitive : il n’y a aucun effet secondaire (du genre perte de durabilité de l’équipement). Tes personnages se réveillent à la dernière landmark visitée, et il y en a suffisamment pour que ce ne soit pas trop frustrant. Certains apprécieront, et d’autres crieront au casu.

La prise en main des arts durant les combats est assez accessible ; par contre, pour maîtriser tout le potentiel des personnages, il va falloir creuser un peu.

Le theorycrafting

Afin de booster les compétences de tes personnages en combat, il y a à boire et à manger.

  • Le plus évident, c’est l’équipement ; c’est mieux d’éviter de se pointer devant le boss de fin en short. Enfin quoique, y’a un set pour ça, mais bref.
    Sets maillot de bain

    Je ne blaguais pas.

    Il y a donc des sets complets, mais malheureusement, aucun d’entre eux n’apporte de bonus d’ensemble. C’est bien dommage car certaines pièces ne sont pas évidentes à obtenir. Reste l’intérêt du kikou car tous les changements d’équipement sont visibles sur les personnages, même durant les scènes cinématiques.

  • La composition de l’équipe de combat : en fonction de qui tu placeras dans les trois slots disponibles, et dans quel ordre, tu pourras orienter ta stratégie vers du tanking pour bien absorber les dégâts, focus sur le kikimeter, ou avoir suffisamment de capacités de heal dans le cadre d’un combat de longue haleine. Cela est modulable car plusieurs personnages sont capables d’assumer ces différents rôles, et chaque personnage a plusieurs possibilités de build.
  • Les capacités de chaque personnage : les « Arts ». Il est possible de choisir un nombre de capacités limité – une dizaine environ – pour chacun d’entre eux. Le build est modifiable à tout moment, pour peu que tu aies assez de points de compétence pour mettre à niveau les nouvelles capacités choisies. Ces Arts sont classiques : attaque physique/magique (avec divers éléments), défense physique/magique, buff/debuff, soins. Joueurs de WoW et de Pokemon ne seront pas perdus.
  • Les arbres d’affinité : à mesure que l’on gagne des niveaux, on récupère également des « Jetons d’affinité ». Il me semble qu’on en récolte également lorsque qu’on développe les relations entre les personnages principaux, et celles avec/entre les divers PNJ ; je m’étendrai sur ce point plus tard. Il y en a plusieurs pour chaque héros (jusqu’à 4, certains d’entre eux doivent être débloqués) ; ils apportent une nuance de plus à l’orientation d’un personnage car ils contiennent toutes les capacités passives : porter une armure plus lourde, booster l’agilité du groupe, augmenter la défense magique, et ainsi de suite.
  • Les gemmes : toutes les pièces d’équipement sont pourvues de zéro – à revendre, clairement -, un, deux ou trois slots afin d’y incruster des gemmes, interchangeables à volonté (sauf pour certaines pièces déjà équipées d’une gemme). Ces gemmes peuvent être lootées, mais il est également possible de les crafter à partir de cristaux que l’on récupère sur la map où sur le corps fumant de tes ennemis. Avec un peu de persévérance, il est possible de se concocter de sacrés bon bonus.

Durée de vie

Personnellement, j’ai passé la centaine d’heures de jeu, et ce sur plusieurs parties différentes. Oui je sais, je suis complètement maniaque.

La quête principale

Le scénario essaye de raconter une vraie histoire, avec quelque chose d’assez bien construit, des zones de mystère, quelques rebondissements. On n’a pas cette sensation désagréable d’une durée de vie virtuellement gonflée. Certains moments m’ont même tiré une larmichette.

En traçant tout droit et en en faisant le minimum, il y en a pour une trentaine d’heures bien tassée. Rien que pour cela, tu en auras pour ton argent.

Les quêtes/features annexes

Il y en a un nombre très important, c’est le moins qu’on puisse dire. Elle sont souvent assez répétitives : tuer des monstres, collecter des objets, rechercher un péon qui s’est tué perdu dans un coin reculé de la carte. Soyons honnêtes, elles ne sont absolument pas indispensables. Au mieux, elles te ramènent quelques gemmes et un équipement sympa. Ceci étant dit, elles satisferont les joueurs qui aiment chercher le 100%.
Leur intérêt second est de booster l’affinité du joueur avec les PNJ de la zone en cours. En fait, il y a tout un arbre d’affinités entre ces mêmes PNJ, et plus tu accompliras de quêtes, et plus tu débloqueras de petites histoires et de nouvelles relations. Cela donne au jeu une profondeur supplémentaire, non négligeable.
Au passage, ce même arbre d’affinités existe entre les personnages principaux et permet de débloquer des « Tête-à-tête » qui donnent, eux aussi, davantage de profondeur à ces protagonistes.
Enfin, il y a un système d’encyclopédie, que l’on complète en ramassant des objets sur la map, matérialisés par une sphère bleue scintillante. Ils reflètent l’environnement dans lequel tu te situes (des écorces/feuilles/champignons en forêt, des cailloux/mousses/minerais dans les grottes, etc), et peuvent d’ailleurs être requis pour les quêtes de collection. Il faut être prudent, car compléter un slot d’encyclopédie consomme l’objet en question ! Il est intéressant de remplir cette « collectopédia » à mesure de la progression dans l’aventure. En effet, chaque complétion de zone est récompensée par un objet dont le niveau te semblera ridicule si tu ne t’y intéresses que vers la fin de l’aventure.

Bande son

Les musiques d’ambiance

Elles sont toutes très travaillées, et collent bien à chaque situation. J’ai une préférence pour quasiment toutes les musiques de nuit des zones d’exploration, à tel point qu’elles font désormais partie de ma playlist. Elles soulignent très joliment l’ambiance contemplatrice des grands paysages.

Les voix des personnages

Certains les trouvent insupportables, moi j’adore. J’aime bien voir les combats rythmés par les interventions de chacun, c’est adapté à chaque situation de combat et il y a assez peu de hurlements stridents et hystériques. De plus, elles reflètent la personnalité de chaque héros.

Graphismes

Techniquement

C’est là que le bât blessait sur la version Wii ; comparé à des RPG contemporains, Xenoblade faisait bien pâle figure avec son aliasing un peu dégueulasse et ses modèles 3D pas très détaillés. Personnellement, ça ne me gênait pas des masses, car je trouvais (et trouve toujours) les décors très jolis, notamment les paysages.
Porté sur New 3DS, je trouve ces défauts graphiques moins choquants ; c’est probablement dû à la taille d’écran de la console, bien plus petite qu’une télévision.

Esthétiquement

Les paysages traversés sont variés et l’ambiance qui s’en dégage très marquée : les zones se suivent et ne se ressemblent pas. On peut reprocher aux grandes étendues d’être assez vides. Moi, j’aime bien pouvoir me promener pendant un bon moment, découvrir les moindres recoins, et grind sans avoir à en faire quatre fois le tour. Il m’est également agréable de pouvoir me placer sur un point haut de la carte et observer le monde qui s’étend à mes pieds.

Conclusion

Si tu n’y as jamais joué et que tu cherches à justifier l’achat de ta New 3DS, vas-y les yeux fermés. Si tu l’as déjà eu sur Wii, deux cas de figure :

  • Tu n’es pas fanboy/fangirl. Honnêtement, cette mouture portable n’apporte rien de plus, ton argent sera probablement mieux investi ailleurs.
  • Tu es fanboy/fangirl. Je n’ai donc pas besoin de t’expliquer l’intérêt de pouvoir y jouer dans le métro, dans ton lit, allongé sur une chaise longue dans ton jardin, ou encore lorsque tu trônes sur les toilettes.

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